Dem0iselle0jeanne

5 mars 2013

Nuit#1

Classé dans : pensées — dem0iselle0jeanne @ 15 h 02 min

J’ai regardé ce film qui s’appelle Nuit#1 et je me suis souvenue.

Je me suis souvenue de ce que ça voulait dire « se sentir comme une enveloppe vide, être en représentation ».  Je me suis souvenue lorsqu’elle parlait de respiration, de mauvaise respiration, je me suis souvenue de la fatigue, de ce que ça faisait de se débattre pour avoir la tête hors de l’eau, d’être fatigué de se débattre pour avoir à peine la tête hors de l’eau. De boire encore la tasse après avoir dépensé toute cette énergie pour respirer. Je me suis souvenue ce que ça voulait dire « être là sans être là » et je me suis demandée…

Je me suis demandée pourquoi. J’ai cette sensation qu’on est une génération libérée et triste. Il y a eu mai 68 et la révolution sexuelle, les années 80 qui sont allés un peu plus loin, d’autres sortes de drogues, un peu plus de hargne, les punks et le rock. Et puis nous. Nous on descend dans la rue mais plus personne ne nous entend, les facs vont devenir autonomes et personne ne s’en occupe, nous si on descend dans la rue pour nos droits ils trouveront d’autres travailleurs parce que ça ne manque pas les chômeurs. Nous qui écoutons toujours les Rolling stones, les clashs, les doors et d’autres encore. Nous qui regardons sans broncher les politiques renflouer les banques avec notre argent parce que ces connards ont abusé du système. Nous en pleine crise économique. Nous et toutes ces magnifiques nouvelles technologies, les prises de consciences écologiques, le choix de l’information, la liberté des femmes…

Nous qui nous épuisons dans cette abondance de sexe et de drogues que les générations antérieures nous ont laissé, on s’y épuise pour oublier et ça les arrange qu’on arrête de penser. Nous qui couchons parfois avec n’importe qui, parfois n’importe comment et qui partons le soir même sans dormir dans les bras de l’autre, manquerait plus que ça… Nous qui avons parfois ce sentiment que cette liberté manque de saveur; mais on la hurle et on lutte pour elle sans plus bien savoir ce que ça veut dire, être libre.

Nos prédécesseurs se battaient contre un système, pour d’autres valeurs. Ils ont détruit d’anciennes valeurs pour gagner en liberté mais celles qui étaient désuètes n’ont pas été remplacé par d’autres plus modernes, alors elles laissent un vide dans lequel on s’engouffre.

Je me suis souvenue de tout ça, j’ai souri, j’espère.

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